Historique des santons

    Dès le XIIeme s, on trouve de nombreuses représentations de la nativité, mais aussi l'âne,le boeuf, et les rois mages.

En 1223 St François d'Assise (patron des santonniers) mit en scène une crèche vivante lors d'une messe de minuit à Greccio dans la forêt des Abrusses en Italie, ce qui ne fut guère apprécié par le souverain pontif Honorius III.  

                                               

                                         Médaille de saint François d'assise (XVIII°s)

 

C'est durant un séjour à Naples qu'il fabriqua en pâte à sel les premiers sujets de la nativité, l'âne, le boeuf et les rois mages.

Ce sont les moines Franciscains qui introduirent la crèche en Provence dès la fin du XIIIe s.

En 1798, Louis Lagnel conçut les premiers moules en plâtre pour fabriquer ses santons qui permit une production de masse et une plus grande diffusion. Chacun pouvait posséder sa propre crèche.

Les premiers santons sont en argile crue, simplement séchée et peints avec des couleurs à l'eau et à la gomme, ce n'est que plus tard qu'ils seront cuits dans un four leur assurant une plus grande résistance.

Il faut attendre la fin du XVIIIe s et surtout les premières années du XIXe s pour voir apparaître la pastorale. Depuis différents types de personnages ont été ajoutés ; les métiers de la rue et la vie quotidienne.

Chanson des santons de provence

 

 

Dans une boîte en carton,

Sommeillent les petits santons.              

Le berger, le rémouleur

Et l'enfant Jésus Rédempteur.

Le Ravi qui le vit est toujours ravi.

Les moutons, en coton

Sont serrés au fond

Un soir, alors,

Paraît l'étoile d'or

Et tous les petits santons

Quittent la boîte de carton.

Naïvement, dévotement,

Ils vont à Dieu porter leurs vœux

Et leur chant, est touchant

Noël, joyeux Noël,

Noël joyeux de la Provence.

Le berger comme autrefois

Montre le chemin aux trois rois.

Et ces rois ont pour suivants,

Des chameaux chargés de présents.

Leurs manteaux sont très beaux

Dorés au pinceau.

Et ils ont le menton

Noirci au charbon.

De bon matin,

J'ai vu passer leur train

Ils traînaient leurs pauvres pieds

Sur les gros rochers de papier.

Naïvement, dévotement,

Ils vont à Dieu porter leurs vœux

Et leur chant, est touchant

Noël, joyeux Noël,

Noël joyeux de la Provence.

Dans l'étable de bois blanc,

Il est là le divin enfant.

Entre le bœuf au poil roux

Et le petit âne à l’œil doux.

Et l'enfant vagissant

Murmure en dormant.

"Les jaloux, sont des fous,

Humains aimez-vous."

Mais au matin,

Joyeux Noël prend fin

Et tous les petits santons

Regagnent la boîte en carton.

Naïvement, dévotement,                        

Ils dormiront dans du coton,

En rêvant, de doux chants.

Noël, joyeux Noël,

Noël joyeux de la Provence

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